La peur de l’échec nous empêche trop souvent de réussir, individuellement et collectivement.  Je voudrais donc qu’on réfléchisse rapidement à la manière dont nous pouvons malgré tout avancer et réussir.

Peur de l’échec et on n’ose plus

L’article « l’échecophobie, gangrène de la société française », de Alexander Kolov, indique que la France est championne toute catégorie de l’échecophobie ! Cette peur de l’échec est inscrite dans notre culture collective. Elle a des effets désastreux sur notre optimisme, notre capacité à prendre des risques et l’innovation.

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Les entreprises encouragent l’attentisme

Dans la plupart des entreprises, il est mal vu d’échouer. Le salarié qui ne change rien est finalement mieux valorisé que celui qui prend des risques puis échoue.

Et personnellement, nous n’osons pas de peur d’échouer. Par exemple, j’ai longtemps refusé toute opportunité de faire des conférences. A 20 ans, j’ai assisté à un colloque scientifique dans lequel une conférencière est arrivée sur scène, est restée 5 minutes totalement bloquée avant de repartir. Elle avait tellement peur qu’aucun son ne sortait de sa gorge. Pendant plus de 20 ans, j’ai évité de parler en public pour ne pas risquer de faire comme elle ! Un jour, j’ai pris conscience que j’avais simplement peur d’échouer. Et j’ai compris que je m’interdisais également de réussir. Depuis, j’ai parlé en public et j’ai réussi !

Pour réussir, on doit faciliter l’échec

C’est pour contrer cette peur de l’échec que je suis une fan de l’essai, du test. Cet article de juin 2011, « Essayer plutôt que travailler du cerveau ! » donnait l’exemple d’une entreprise qui échouait après n’avoir rien testé et d’une autre qui avait réussi grâce à des essais très simples.

Prenons un autre exemple :

Dans cette entreprise d’une cinquantaine de personnes, tous les efforts ont jusqu’ici porté sur l’optimisation des machines et d’un système informatique de gestion. L’entreprise se heurte à l’impossibilité de réduire ses délais de livraison. Certains clients partent chez des concurrents plus rapides.
Un groupe de travail est constitué. Les pistes d’amélioration sont identifiées. Au début, chaque solution se heurte à un « oui mais » (je vous laisse imaginer les arguments…). La plupart des arguments paraissent valides. Le groupe semble condamné à l’inaction. Oui, mais…
… Lorsque le groupe se met à chercher à faire des essais plutôt que trouver des solutions, tout change.  Certains essais montrent que 80% des idées sont bonnes. Le groupe trouve rapidement des solutions pour arriver à 100%. L’essai est poursuivi jusqu’à ce que le nouveau fonctionnement puisse être validé par tous. Certains essais sont interrompus avant l’échéance. Ce n’est pas grave, on trouvera d’autres solutions à essayer plus tard.
Le changement est en marche, les délais s’améliorent.

Partout, l’idée d’essayer est une libération des esprits. Lorsqu’on ne risque plus d’échouer, tous se mobilisent pour réussir !

Finalement,

Chaque fois qu’une solution semble se profiler, essayez-la, mettez-la à l’épreuve de la réalité et ajustez-là pour qu’elle devienne adaptée.

La réussite sera au rendez-vous si vous acceptez aussi qu’un essai raté n’est pas un échec mais une occasion d’apprendre pour s’améliorer encore plus demain.

 

Qu’allez-vous essayer aujourd’hui ?

 

Quelques sources d’inspiration et liens utiles

« L’échecophobie », gangrène de la société Française, de Alexander Kolov

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